mardi 6 novembre 2007

Wade - Livre I - Chapitre 4: L'éveil


Chapitre 4: L'éveil

Lorsqu'ils arrivèrent au QG, ce fut pour y trouver une ruine fumante et des cadavres entassés de partout. Les deux compagnies en renforts ne comptaient plus qu'une centaine d'homme chacun.

Le Commandant Barnum vint les accueillir, il avait un bras en écharpe, un bandeau à la tête et il boitait. Il leur épargna les félicitation, se contentant de partager leur douleur d'avoir perdu tant de frères d'armes et de ne rien avoir pu faire pour sauver le groupe Omicron. Il leur annonça qu'ils partiraient avec le prochain hélicoptère pour la base militaire la plus proche, puis ils prendraient l'avion direction la base de Reno dans le Nevada où ils pourraient prendre un congé bien mérité.

Après un voyage inconfortable en hélicoptère puis en avion militaire, les huit derniers membres de la section Ombre débarquèrent à l'aéroport de Reno d'où ils furent conduit jusqu'au bâtiment de la Wraith Corporation. Celui-ci avaient l'apparence de n'importe quel immeuble de bureau, si ce n'est qu'il était plus massif et mieux gardé. Après avoir passé les différents tests médicaux, on leur donna chacun une chambre et ils eurent droit à un peu de repos. Ce ne fut que le lendemain qu'ils furent convoqué par le commandant. Après un bref débriefing et des félicitations d'usage, ils reçurent chacun leur paye plus une forte prime pour leur mission de nettoyage. Wade regarda ses compagnons, tout comme lui, personne n'avait envie de retourner sur une autre mission, avec un autre groupe, mais personne n'osait donner sa démission. Wade hésita, puis se leva et demanda:

« - Mon commandant ? Permission de parler librement ?
- Accordé.
- Merci Monsieur. Lors de cette mission, j'ai vu la compagnie Ombre mourir sous mes yeux, de quatre cents, nous ne sommes plus que huit. Je ne croit pas pouvoir faire partie d'une autre compagnie monsieur. J'ai vu beaucoup trop de morts et j'ai peur que lors d'une autre mission je ne brise le moral par mon expérience par trop traumatisante. Je ne sait pas ce qu'en pensent mes camarades, mais pour moi, cette vie est terminée. C'est pourquoi, je voudrais quitter la Wraith Corporation et retourner à la vie civile, Monsieur. »
Le commandant réfléchi un instant, puis répondit:
« - Je ne voit aucune raison de vous retenir ici, vous avez amplement fait votre devoir et nous vous en remercions. Bien que je ne vous imagine pas en train de vendre des pneus ou tenir une épicerie, ceux qui voudront retourner à la vie civile le peuvent.
- Merci Monsieur. »

Tous avaient choisit de retourner à la vie civile et, après des adieux et un dernier regard, chacun parti vers sa nouvelle vie.
Wade se dirigea vers l'aéroport: il retournait à la Nouvelle Orléans. Son avion décollait dans cinq heures, aussi c'est au pub qu'il s'installa pour patienter et réfléchir. Le commandant avait raison, qu'allait-il faire ? Il n'était bon qu'a une chose: manier des flingues. Il n'allait tout de même pas s'engager dans la police et encore moins bosser pour la mafia... Après une telle décision, il allait devoir se résoudre a mener une vie qu'il avait jugé jusqu'alors stupide et sans intérêt, la vie de tout le monde... Il en était là de ses réflexion pessimistes lorsqu'un homme entra dans le bar. Il était pâle et maigre, mais bien habillé. Un frisson parcouru l'échine de Wade: il luisait de la même aura que les murs du bunker. L'homme vint s'asseoir à sa table, le regarda tranquillement, comme si il lisait dans ses pensées:

« - Tu la voit n'est-ce pas ? La quintessence. Elle est là, tout autour de nous. Elle est le monde.
- Je ne voit absolument pas de quoi vous voulez parler.
- C'est très dommage pour toi, répond-t-il ironiquement car il te faudra vivre avec. Maintenant que tu à subit l'éveil, tu ne peut plus revenir en arrière.
- L'éveil ? C'est quoi encore ce truc ?
- Tu est éveillé, c'est à dire que tu peut voir les flux de la Magie, que nous nommons Quintessence.
- De la magie, et pourquoi pas des ailes dans le dos aussi !
- Ils sont tous comme ça la première fois... dit l'homme en soupirant. Dommage... Si tu veut apprendre ce qui t'arrive, appelle moi. »

L'homme se leva et sorti. Sur la table se trouvait une carte avec un numéro de téléphone.